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Comment profiter des vacances quand on est malade ?

Céline Dufranc

19/06/2021

Vacances été

Les grandes vacances ! Ce moment tant attendu par les petits et par les grands ! Nos experts, Catherine Vergely, de l’UNAPECLE (1) et le Docteur Dominique Valteau-Couanet, pédiatre à Gustave Roussy, vous disent comment en profiter.

DES VACANCES POUR RECHARGER LES BATTERIES

« Pour aider un enfant à aller mieux, la famille a besoin d’aller bien. Et les vacances, cela permet de sortir de la maladie et de recharger les batteries. », rappelle le Docteur Dominique Valteau-Couanet, chef de département de cancérologie de l'enfant et de l’adolescent à Gustave Roussy.
C’est pourquoi nous mettons tout en œuvre avec nos équipes pour ne pas trop perturber les projets. La règle d’or, c’est d’anticiper, de s’organiser et de sécuriser les choses, en fonction des traitements et de l’état de l’enfant mais aussi de l’endroit où la famille souhaite se rendre. Sauf contre-indication absolue, il est toujours possible d’organiser l’administration et le suivi des traitements dans un autre hôpital, voire éventuellement de différer une chimiothérapie. L’objectif est cependant de ne pas interrompre le protocole de traitement afin de ne pas réduire les chances de guérison de l’enfant ».

Première règle cet été : ne pas relâcher les gestes barrières ! « Même s’il souffle un vent de liberté depuis quelques semaines, nos jeunes patients restent fragiles », indique Catherine Vergely, « il faut donc éviter les endroits trop fréquentés car le virus est bien encore présent ». S’il demeure encore un peu compliqué de partir loin pour le moment, il y a mille et une manières d’organiser de jolies vacances, de « prendre l’air », de souffler avec votre enfant. Le plus important, c’est de s’adapter à son rythme et à ses envies du moment, tout en restant raisonnable.

Après cette longue période de confinement, il est de nouveau possible d’aller voir les grands-parents, les cousins… et l’on ne s’en prive pas ! Au programme ? Puzzles, jeux de cartes, jeux de société (Monopoly, Uno, La bonne paye…), parties de cache-cache, balade avec une casquette et de quoi se rafraîchir, petite sieste à l’ombre, l’important est que votre enfant puisse partager les mêmes activités que ses cousins ou ses amis bien portants, afin de ne pas générer de sentiment d’exclusion.

Pour qu’il ne soit pas coupé de ses amis d’école pendant deux mois, encouragez-le à leur envoyer des SMS ou des e-mails, à chatter avec eux en vidéo, à leur téléphoner ou à communiquer via les réseaux sociaux. Et pourquoi pas, à leur adresser une jolie carte postale du lieu où il se trouve ? Si votre enfant n’est pas hospitalisé, l’idéal est de privilégier les séjours en France, pour ne pas s’éloigner d’un centre de soins, d’éviter le bord de la mer ou la piscine s’il a une chambre implantable et ne peut pas se baigner. Vous éviterez bien évidemment les activités trop intenses (randonnées, escalades… ) si votre enfant a des fragilités osseuses. Prudence également avec le soleil (2) car certains traitements sont photo sensibilisants (parlez-en à votre médecin référent). Une fois toutes ces précautions prises, il ne vous restera plus qu’à savourer ces vacances bien méritées et faire le plein de bons moments !

(1) Secrétaire générale de l'Union nationale des associations de parents d'enfants atteints de cancer ou de leucémie.

DES IDEES POUR S’OCCUPER

Si la plupart des bénévoles des associations ont pu retrouver le chemin des hôpitaux pour distraire les enfants, certaines activités restent suspendues. Qu’à cela ne tienne ! Voici quelques idées pour s’amuser, à l’hôpital ou… à la maison.  

Activités en ligne

Depuis le début de la crise sanitaire, comme d’autres associations, l’ENVOL s’est réinventée pour lutter contre l’isolement dont souffrent les jeunes malades et leur famille. En plus de kits d’activités sur mesure à réaliser à la maison ou à l’hôpital, de 75 tutos d’activités (comment réaliser une BD ou une pizza-montre…), elle propose des journées ou demi-journées d’activités entièrement virtuelles, pour leur apporter des moments d’évasion : ateliers d’expression, de découvertes et de bien-être, quizz, blind tests musicaux, chasses au trésor, chasses aux objets... La journée s’achève sur une touche musicale avec la fameuse danse de L’ENVOL ! Découvrez le site de l'association ici.

Les « anti-cahiers de vacances »

Garantis anti-écran, imaginés par la team Parent Epuisé, ces cahiers proposent des activités ludiques et créatives, du fun et du rire pour les enfants (de 7 à 11 ans) afin d’apprendre en s’amusant mais aussi, des « anti-cahiers de vacances » pour les parents qui ont besoin de souffler ! Editions Webedia Books. En librairie, sur Fnac.com et Amazon.fr au prix de 6,90€

Permaculture

Vous avez un jardin ? Un coin de balcon ? C’est le moment de plonger les mains dans la terre avec votre enfant et de regarder pousser vos premières feuilles de basilic. Si votre enfant est à l’hôpital, faites-le à sa place et prenez des photos pour lui faire découvrir le cycle vie d’une plante.

Lecture

Pour les bibliophiles, plus de 1200 livres à télécharger gratuitement sur littérature-jeunesse-libre.fr

Activités, coloriage, mandalas…

BON A SAVOIR : Cette année étant décidément pas une année comme les autres, il a été difficile aux associations (A chacun son Everest, l’Envol, Sourire à la vie, A chacun son cap, Princesse Margot, Association Petits Princes, Tout le Monde Contre le Cancer, La Ligue Contre le Cancer…) d’organiser des séjours de vacances ou des escapades durant la période estivale mais ce n’est que partie remise pour les prochaines vacances de la Toussaint ! Ne tardez pas à les contacter, après avoir demandé l’aval du médecin référent de votre enfant.

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